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Le sommet « Lesbians who tech » à Paris

Naissance d’un réseau global

Le vendredi 23 juin 2017 s’est tenu le premier sommet parisien du réseau « Lesbians who tech » dans les locaux de Google.  Créé en 2012 par Leanne Pittsford, il rassemble les femmes Queer intéressées par la tech. Il compte aujourd’hui plus de 20 000 membres à travers le monde et permet à ces femmes d’échanger sur des problématiques liées à la technologie, de créer du réseau et d’offrir des opportunités d’emploi(s). Sa grande spécificité, c’est que les thématiques qui concernent les femmes queer et/ou racisé.e.s (le coming out en entreprise et les différences salariales notamment) sont également abordées dans les discussions.

Vers la mise en place d’un sommet « Lesbian  who tech » en France

Dans le calendrier officiel de l’évènement, on lit que les portent s’ouvrent à 9h00 et que pour le petit déjeuner, c’est Google qui met la main au porte monnaie. Des gars qui dégoulinent de bénéfices (sans payer d’impôts en France) peuvent au moins régaler les gouines qui bossent dans la tech. Bravo et merci. En France, c’est Marine Rome qui a chapeauté le premier sommet du réseau à Paris. Cette militante, membre des Dégommeuses et engagée depuis 2012/2013 dans le collectif « oui oui oui » (qui oeuvre en faveur de l’ouverture de la PMA aux mères célibataires et aux couples de femmes) est aussi cheffe de projet web dans la vie civile. La meuf souffre sans doute d’hyperactivité, heureusement qu’il y a des gens comme moi pour faire la balance putain.  

Construire un espace sécurisé 

Dans un article du Huffington Post, elle explique comment tout a commencé : « En septembre 2014, j’étais à San Francisco dans le cadre professionnel […] et j’ai découvert parmi les centaines d’évènements et MeetUp de la Silicon Valley, le réseau Lesbians Who Tech ». Il est clair que la prédominance d’hommes blancs, hétéros, cisgenres évoluant dans la tech est telle que ce manque réel de diversité peut être mal vécu par les femmes, a fortiori, homosexuelles et/ ou transgenres et/ou racisées. 

Dans cheek magazine, Marine Rome confirme ce constat en indiquant que : “L’identité sexuelle, ce n’est pas une question de sexualité, c’est avant tout une culture différente, l’appartenance à une minorité, qui répond à des dynamiques similaires aux autres diversités. Au sein de Lesbians Who Tech comme au sein des Dégommeuses, on lutte autant contre l’homophobie que contre le racisme et le sexisme. On porte ces trois combats de fronts, car si on ne réfléchit pas globalement aux discriminations, on les reproduit: il y a par exemple des mécanismes de domination hommes-femmes qui se reproduisent  au sein de la communauté LGBT, consciemment ou inconsciemment. D’où l’enjeu de réfléchir globalement.”

L’enjeu de la visibilité des femmes dans la tech

Le fait que ce type de collectif (qui a déjà été reçu à la Maison Blanche par Obama, tranquille) est essentiel pour visibiliser non seulement les femmes dans la tech mais aussi la communauté lesbienne et queer. L’objectif est donc de pouvoir donner accès à l’espace public à ces femmes ! On peut parler de succès encourageant puisqu’une centaine d’entre elles se sont déplacées pour l’occasion et le panel des invitées faisait preuve de beaucoup de diversité ! Une belle initiative, qui on l’espère, aura de nouveau lieu l’année prochaine, avec encore plus de monde !


Pour suivre leur actualité (majoritairement en anglais), c’est par ici : 

 

 
Armelle Peuvion-Weiss

Grande amatrice de créations sous toutes ses formes ! Je suis partie en 2009 en solo pour faire un grand tour d'Asie et depuis, ma vie a pris des détours étranges que je ne contrôle pas toujours ! Mon but : Être une plateforme créative incluante qui vous donne envie de créer à votre tour !

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